Afghanistan : après les crues de Nuristan, l’aide tente d’atteindre les villages isolés
Les crues soudaines du 20 juillet ont frappé des villages montagneux de l’est de l’Afghanistan. Les secours doivent maintenant rétablir l’eau potable, soigner les blessés et atteindre les communautés isolées.
En quelques heures, des crues soudaines ont emporté ou endommagé des maisons, des commerces et des routes dans l’est de l’Afghanistan.
Les pluies les plus graves ont frappé le 20 juillet 2026 la ville de Parun, capitale de la province montagneuse du Nuristan. Une mise à jour de l’UNICEF publiée le 26 juillet décrit les premiers dégâts et les secours engagés dans trois provinces orientales.
23 | personnes tuées, tandis que d’autres restent portées disparues 125 | blessés recensés 92 | maisons détruites ou endommagées 600 | personnes prises en charge par les services médicaux d’urgence en 24 heures
Associated Press rapportait dès le 21 juillet au moins 23 morts, plus de 100 disparus et environ 80 blessés. Les différences entre les bilans montrent leur caractère provisoire, surtout lorsque les routes et les communications sont coupées.
Pourquoi ces crues sont si destructrices
Une crue soudaine se produit lorsque des pluies très fortes font monter l’eau en très peu de temps.
Dans des vallées étroites et sur des terrains pentus, l’eau entraîne de la boue et des rochers à grande vitesse. Les habitants disposent alors de très peu de temps pour évacuer.
À Parun, plusieurs bâtiments ont été emportés ou ensevelis. Après le passage de l’eau, les glissements de terrain, les ponts endommagés et les amas de débris ont compliqué l’intervention.
Les secouristes doivent parfois déblayer à la main. Ils doivent aussi localiser les disparus, évacuer les blessés et transporter les fournitures sur des routes fragiles.
Les priorités après l’urgence immédiate
L’accès à l’eau potable est essentiel. Lorsqu’une crue endommage les conduites ou contamine les points d’eau, le risque de maladies diarrhéiques augmente rapidement.
La destruction des latrines et l’accumulation de boue aggravent ce danger. Les familles ont également besoin d’abris capables de résister aux prochaines pluies.
Les conséquences agricoles dureront plus longtemps. Les ménages peuvent perdre leurs terres cultivées, leur bétail, leurs réserves alimentaires ou leurs petits commerces.
Dans une région où l’épargne est faible, quelques heures de catastrophe peuvent entraîner plusieurs mois de dépendance à l’aide.
L’Organisation internationale pour les migrations rappelait le 23 juillet que les inondations et d’autres aléas climatiques avaient déjà affecté plus de 11 000 familles afghanes entre mars et mai 2026.
Climat et vulnérabilité ne doivent pas être confondus
Attribuer cette crue précise au changement climatique nécessiterait une étude scientifique dédiée.
En revanche, plusieurs facteurs aggravants sont bien documentés : la pauvreté, des décennies de conflit, la dégradation des sols, les logements en terre crue et la difficulté d’entretenir les infrastructures.
Le temps disponible pour reconstruire entre deux catastrophes se réduit, ce qui rend chaque nouveau choc plus difficile à absorber.