Les océans frôlent de nouveaux records de chaleur
Début avril 2026, la température moyenne de surface des océans atteignait environ 21,12 °C, tout près du maximum de 21,16 °C observé en 2024.
Début avril 2026, la température moyenne de surface des océans atteignait environ 21,12 °C. Elle se situait à seulement quelques centièmes du maximum de 21,16 °C observé en 2024.
Ces données proviennent du service européen Copernicus et ont été rapportées par Le Monde.
Le niveau mesuré reste exceptionnellement élevé, mais il ne constitue pas à lui seul un nouveau record absolu.
21,16 °C | maximum de température moyenne de surface observé en 2024 21,12 °C | niveau relevé au début du mois d’avril 2026
Pourquoi la chaleur des océans est déterminante
Les océans absorbent une grande partie de la chaleur supplémentaire liée aux émissions de gaz à effet de serre. Sans cette absorption, l’atmosphère se serait réchauffée encore davantage.
Cette fonction de stockage a toutefois des conséquences. Une eau plus chaude modifie les écosystèmes, se dilate et peut fournir davantage d’énergie à certains événements météorologiques.
Des phénomènes naturels comme El Niño font varier les températures d’une année à l’autre. La tendance de fond du réchauffement océanique est néanmoins attribuée principalement aux émissions humaines de gaz à effet de serre.
Des effets déjà visibles dans les écosystèmes
Les vagues de chaleur marines deviennent plus fréquentes et plus intenses. Elles peuvent provoquer un blanchissement massif des récifs coralliens.
Certaines espèces se déplacent vers des eaux plus froides. Ces migrations modifient les chaînes alimentaires et peuvent déplacer les zones de pêche dont dépendent les communautés côtières.
L’eau chaude occupe également plus de volume que l’eau froide. Cette dilatation thermique, combinée à la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, contribue à l’élévation du niveau des mers.
Les populations côtières et insulaires sont particulièrement exposées aux inondations, à l’érosion et à la salinisation des sols et des réserves d’eau douce.
S’adapter sans perdre de vue la cause principale
La protection des écosystèmes marins, une gestion durable de la pêche et le renforcement des littoraux peuvent réduire certains risques.
Ces mesures d’adaptation ne remplacent toutefois pas la réduction des émissions. Plus le réchauffement mondial est limité, plus les écosystèmes et les communautés disposent de temps pour s’adapter.
- Les températures de surface des océans restent proches de leurs niveaux records.
- Les océans absorbent une grande partie de la chaleur excédentaire du système climatique.
- Leur réchauffement affecte les récifs, les espèces marines, la pêche et le niveau des mers.