Comment le bruit affecte la santé et les écosystèmes
Souvent sous-estimée, la pollution sonore affecte la santé humaine et perturbe profondément les équilibres naturels, en particulier dans les milieux urbains et marins.
Pas de fumée, pas de marée noire, pas d'image choc : la pollution sonore est invisible. Elle est pourtant considérée par les autorités sanitaires européennes comme l'un des tout premiers facteurs environnementaux de morbidité, derrière la pollution de l'air.
Deux victimes, un même vacarme
- Une réponse de stress permanente, déclenchée avant tout par le trafic routier
- Troubles du sommeil
- Hypertension et risques cardiovasculaires accrus
- Difficultés de concentration et d'apprentissage chez les enfants
- Cétacés perturbés par les navires, les sonars et les forages, alors qu'ils dépendent du son pour communiquer, s'orienter et chasser
- Chant des oiseaux modifié
- Espèces qui désertent leurs habitats
- Équilibres bouleversés dans la faune urbaine et périurbaine
C'est le point le plus insidieux. L'accoutumance est perceptive : on cesse de remarquer le bruit, mais la réponse de stress continue de se déclencher, y compris pendant le sommeil. Ne plus entendre une nuisance ne signifie pas y échapper.
Baisser le volume, c'est possible
Revêtements routiers silencieux, zones à vitesse réduite, murs antibruit végétalisés, isolation acoustique des bâtiments, zones calmes protégées dans les villes : les solutions existent et cumulent souvent les bénéfices. Un urbanisme moins bruyant est aussi, en général, moins pollué et plus apaisé.